Au rythme du quotidien

L’art, c’est la vie, mais sur un autre rythme.
Muriel Barbery (romancière, née en 1969, L’élégance du hérisson)

Qu’ont en commun des cuillères, une planche à laver, une boîte en bois et une égoïne? Au fil du temps, on a détourné ces objets de la vie courante de leur utilisation première pour produire de la musique. Ancré dans l’histoire d’un pays ou d’un peuple, qu’il s’agisse de la planche à laver en Louisiane, du cajón (boîte en bois) au Pérou ou des cuillères et de l’égoïne au Québec, chacun de ces instruments témoigne de la richesse de sa culture. Dans cette activité, l’élève s’inspirera de la percussion africaine pour découvrir des possibilités rythmiques d’objets de son quotidien.

Dans la classe de musique, l’enseignante ou l’enseignant présente d’abord quelques extraits musicaux marqués par des rythmes forts, tels que ceux qu’on trouve dans des musiques traditionnelles africaines. On peut aussi montrer une vidéo qui met en scène des rythmes produits par les objets du quotidien. Par la suite, les élèves participent à une discussion sur le rythme. Ils nomment des activités de la vie courante qui concernent des objets dont le son et le rythme sont particuliers, comme ouvrir ou fermer une porte ou une fenêtre, faire tinter des ustensiles ou utiliser le grille-pain au petit déjeuner, faire sonner un cadran ou un cellulaire, faire rouler une planche à roulettes ou taper sur un clavier.

À la suite de cette discussion, chaque élève est invité à apporter un objet de son quotidien et à le présenter devant la classe. Il explique les raisons de son choix et les possibles variations rythmiques et sonores qu’on peut en tirer. Puis, l’enseignante ou l’enseignant explique la rythmique particulière des percussions africaines, tels que l’appel, la réponse, le rythme de base et la finale. Les élèves forment des équipes de deux à quatre personnes selon le volume sonore de leur instrument pour réaliser une création musicale à partir des notions présentées. Au cours de la création de leur pièce, ils auront l’occasion d’explorer les différentes sonorités que peut produire leur objet et varier les rythmes sur une échelle de huit temps, qui offre de nombreuses possibilités. Enfin, chaque équipe présente sa création devant la classe.

Pour mener l’activité plus loin, l’enseignante ou l’enseignant pourrait demander aux élèves d’enregistrer les sons des différents objets sur un ordinateur et de créer une pièce musicale plus complexe à partir des boucles enregistrées. Dans le cours de danse, les élèves pourraient créer une courte chorégraphie rythmée par des objets du quotidien. Dans le cours de français, ils pourraient composer un rap ou un slam qui s’inspire du même thème et qui s’accorde au rythme des compositions musicales. Enfin, un spectacle d’envergure pourrait être conçu, composé de pièces rythmiques, de danses et de raps.

Au terme de l’activité, l’élève aura approfondi sa connaissance des rythmes et, plus particulièrement, du phrasé spécifique aux percussions africaines. En outre, il aura acquis des connaissances liées à l’origine culturelle de certains instruments, en plus d’avoir amélioré son écoute et appris à trouver du rythme au cœur même de son quotidien.

Repères culturels

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