La culture de l’agriculture

L’agriculture c’est la base de la culture.
Maurice Béjart (chorégraphe français, 1927-2007)

Alors qu’une ferme nourrissait en moyenne une dizaine de personnes au début du XXe siècle, les installations agricoles d’aujourd’hui sont en mesure de combler les besoins de plus de cent habitants par ferme. D’année en année, la faux et la charrue ont ainsi fait place aux cueilleuses mécaniques et aux serres automatisées pour que nous puissions tirer profit des sols. . À leur tour, les élèves seront appelés à utiliser leurs connaissances sur les besoins des plantes et les techniques d’agriculture pour faire pousser des haricots dans une miniserre qu’ils auront fabriquée.

Les élèves se familiarisent d’abord avec l’évolution de l’agriculture au Québec. L’appréciation d’œuvres québécoises qui mettent en scène des paysages agricoles, une discussion sur l’alimentation des Amérindiens, sur les légumes indigènes (têtes-de-violon, quenouilles, ail des bois) et sur l’apport des premiers Européens ainsi qu’une recherche qui compare les techniques d’agriculture anciennes et modernes permettent aux élèves de prendre conscience des changements qui se sont produits au Québec depuis la colonisation. Ceux-ci déterminent les différences entre les légumes anciens et ceux d’aujourd’hui (par exemple, les tomates et les laitues) et étudient l’agriculture urbaine, adaptée aux conditions de vie en ville et utilisée dans les jardins communautaires, sur les balcons et même sur les toits.

Les élèves font ensuite une recherche sur les besoins des plantes. Ils visionnent les différentes capsules présentées sur le site BrainPOP, puis répondent aux jeux-questionnaires en ligne. En équipe de deux, ils se renseignent également sur l’origine et le lieu de culture d’un fruit ou d’un légume cultivé au Québec ou venu d’ailleurs et partagent l’information avec les autres équipes. Cette activité peut servir de point de départ à une discussion éthique sur l’abondance actuelle des fruits et des légumes ou encore sur les techniques utilisées pour accélérer leur croissance, les rendre plus résistants ou améliorer leur apparence.

Dans le but d’intégrer les différentes connaissances acquises précédemment, les élèves fabriquent une miniserre à l’aide de matériaux recyclés. Pour ce faire, ils peuvent visiter une serre pour découvrir les avantages de ce type d’installation ou encore consulter des plans sur le Web. Une fois la serre fabriquée, les élèves y font pousser des haricots, qui peuvent provenir de variétés anciennes, ou encore des plantes indigènes, pour lesquelles ils devront contrôler certains paramètres (lumière, humidité, température) pour répondre à leurs besoins. Les élèves peuvent même recycler de la matière organique végétale recueillie en classe et fabriquer leur propre compost par vermicompostage. Ce compost pourra servir à la préparation du terreau.

Pour approfondir leur réflexion, les élèves pourraient étudier, dans le cours d’éthique et de culture religieuse, l’agriculture biologique et le mouvement locavore, ou l’empreinte de carbone associée à certaines activités humaines, telles que le transport des aliments.

Au terme de l’activité, l’élève aura établi des liens entre le passé et le présent en ce qui concerne l’agriculture, au cœur de ce Québec riche de culture. Il comprendra mieux la façon dont les plantes indigènes sont adaptées aux terroirs et offrent des apports nutritifs en fonction des saisons. En outre, il aura appris pourquoi l’agriculture locale est avantageuse sur le plan environnemental.

Repères culturels

Ressources complémentaires