Ondes de mots

C’est une langue belle avec des mots superbes / Qui porte son histoire à travers ses accents.
Yves Duteil

Sur une même fréquence, d’aussi loin que l’Asie ou l’Afrique, près de 250 millions de personnes parlent français. Langue officielle de 29 pays, le français ne cesse de se colorer de l’histoire et du caractère de chacun d’entre eux. Au Québec, il a été modelé par une situation toute particulière qui lui donne aujourd’hui un relief unique. Ses différences s’entendent non seulement au sein de la francophonie, mais aussi à l’échelle locale, entre les régions québécoises. Selon leur milieu respectif, les élèves prennent conscience de leur emploi de mots et d’expressions et les font connaître à d’autres francophones (d’ici ou d’ailleurs) en alimentant une encyclopédie en ligne pour enfants et adolescents.

En guise de préparation à l’activité, une sélection d’images d’objets quotidiens est présentée aux élèves. Pour chaque objet (mitaine, tuque, sac à dos, gomme à effacer, etc.), les élèves notent individuellement les mots et synonymes qu’ils utilisent pour les identifier. En équipe de deux ou trois, ils échangent leurs résultats et consignent, au moyen de crayons de couleurs différentes, les variantes proposées par leurs coéquipiers. Ils disposent ensuite d’une fin de semaine pour interroger leurs proches. Comment leurs parents ou leurs grands-parents désignent-ils ces objets? D’une génération à l’autre, emploie-t-on les mêmes mots? De retour en classe, les élèves comparent ensemble la diversité des réponses récoltées. Mais sont-elles toutes aussi appropriées les unes que les autres? Pourquoi? Des discussions s’engagent alors entre eux. Certains élèves, munis de dictionnaires, cherchent les définitions des mots et vérifient si l’usage qui en est fait correspond à la norme.

Enfin, avant que les jeunes ne se lancent dans l’écriture, l’enseignante ou l’enseignant introduit certains procédés utilisés dans la rédaction d’une entrée de dictionnaire (définition, explication, exemple). Il présente aussi la plate-forme Wikimini ainsi que le fonctionnement de l’écriture collaborative. Ainsi outillés, les jeunes élaborent en équipe des définitions pour les mots qui, parmi ceux désignant les objets de départ, ont suscité le plus de découvertes et de surprises. Une fois révisées, les définitions sont déposées dans le dictionnaire collaboratif et, ainsi, deviennent accessibles au reste de la francophonie.

L’activité peut aussi mettre à contribution simultanément deux classes francophones (du Canada ou d’ailleurs), liées entre elles grâce à la visioconférence. En échangeant ainsi avec des personnes d’autres milieux culturels, les élèves ont la possibilité de s’ouvrir encore davantage à la différence et de mieux apprécier des notions comme les traits langagiers, les différents emplois de mots et la phonétique. Enfin, pour entendre la richesse des accents, les élèves pourraient aussi intégrer dans Wikimini des enregistrements sonores dans lesquels leurs mots seraient contextualisés dans une phrase.

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