Parcelles de souvenirs

Et l’on voit de la flamme aux yeux des jeunes gens, mais dans l’œil du vieillard, on voit de la lumière.
Victor Hugo

D’une génération à l’autre, les modes changent. La musique que l’on écoute, les vêtements que l’on porte et même la manière de s’alimenter ou de parler n’est pas la même aujourd’hui qu’en 1940. Cependant, les valeurs qui animent chaque individu de l’intérieur, elles, sont bien souvent intemporelles et se transmettent de génération en génération. Dans cette activité, les élèves partiront à la rencontre de personnes âgées qui parlent français dans leur entourage. Par des conversations, ils apprendront à mieux connaître les modes de vie de jadis et le vocabulaire qui s’y rapporte et à imaginer le durable à travers les valeurs communes et langagières d’une génération à l’autre.

L’activité débute en classe par une discussion générale portant sur les aînés et les différentes conceptions que les élèves se font de leur vie dans leur jeunesse. Les élèves sont amenés à échanger et à réfléchir sur le mode de vie d’antan, les différences dans les relations interpersonnelles, les liens familiaux et à l’école. Les élèves auront ensuite l’occasion de confronter leurs conceptions à la réalité lors d’une entrevue en français avec une personne âgée de leur entourage. Ils questionnent les aînés sur la vie à l’époque de leur adolescence, les laissent s’exprimer sur leurs souvenirs et sur les divers thèmes abordés en classe et, dans une perspective disciplinaire, ils doivent reconnaître le registre de langage utilisé et noter, s’il y a lieu, les québécismes utilisés lors de l’entrevue. Puis, dans une présentation orale accompagnée d’un support visuel de son choix, chaque élève doit préciser les valeurs qui le distinguent de la personne interviewée et, surtout, celles qui l’unissent à cette personne, de même que les particularités langagières (québécismes, anglicismes, etc.) rencontrées pendant l’entrevue.

Au terme de l’activité, l’élève sera amené à réfléchir sur ce qui le lie aux aînés de son entourage et à voir comment leur expérience de vie peut l’aider à comprendre ses propres conceptions du monde qui l’entoure et de l’époque dans laquelle il vit. Il pourra aussi citer certaines expressions qui lui sont moins familières et reconnaître les emprunts au parler québécois ou à la langue anglaise. Pour mener l’activité plus loin, il est possible d’organiser un forum de discussion à l’occasion de la Journée internationale des aînés (le 1er octobre) auquel plusieurs personnes âgées participeraient et s’exprimeraient sur différentes thématiques qui intéressent les élèves. Enfin, cette activité pourrait aussi déboucher sur l’écriture du récit de la vie d’une personne âgée.

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