Passer à la légende

C’était fou, le pouvoir d’une légende, quand on se donnait la peine d’y croire.
Didier Van Cauwelaert

Qui n’a jamais entendu dire qu’on pouvait mourir si on buvait une boisson gazeuse tout en mangeant des bonbons effervescents? Cette légende urbaine, tout comme d’autres encore plus invraisemblables, résiste au passage du temps. Certaines, datant du début du XXe siècle, ont été modifiées de sorte qu’elles semblent toujours d’actualité. À l’ère des médias sociaux, sont-elles destinées à se répandre encore plus rapidement ou, à l’inverse, à être démenties dans la seconde? Dans cette activité, les élèves réfléchiront aux caractéristiques qui permettent aux légendes urbaines de traverser les époques. Ils seront ensuite invités à imaginer le durable et à prolonger la durée de vie d’une légende de leur choix en la transposant en scénario de court-métrage.

Sous forme de texte ou à l’oral, l’enseignante ou l’enseignant présente en anglais quelques légendes urbaines aux élèves. Ceux-ci explorent ensuite les textes individuellement afin d’en faire ressortir les caractéristiques principales. Puis, en équipe, les élèves analysent les différentes légendes en comparant leurs similitudes, leurs différences et en s’attardant à leur véracité et à leur portée culturelle, entre autres, dans les médias sociaux. Dans une perspective disciplinaire, les élèves font ressortir les mots ou les verbes qui se recoupent dans chaque histoire, tels que les verbes au conditionnel ou les mots qui expriment le doute ou la possibilité. Lors de l’analyse, les élèves se questionnent aussi sur la pérennité de ces histoires et sur ce qui leur permet de traverser les époques, comme leur aspect sensationnel, vraisemblable ou invérifiable. Puis, en équipe ou avec toute la classe, les élèves échangent sur les éléments découverts lors de leur analyse et qui constituent le canevas classique de la légende urbaine. Les élèves se familiarisent ensuite avec les bases de l’écriture de scénarios en relevant ce qui distingue cette écriture des autres écritures dramatiques comme le roman, la nouvelle ou la pièce de théâtre. Enfin, ils choisissent une légende particulière qu’ils transposent en scénario de court-métrage. Les élèves de programme enrichi pourront créer en anglais leur propre légende urbaine avant de passer à l’étape de la scénarisation.

Cette activité aura permis aux élèves d’approfondir leurs connaissances générales des légendes urbaines et d’acquérir des bases d’écriture scénaristique. Ils auront exercé leur jugement critique en reliant ces histoires à leur culture personnelle et en les comparant aux informations véhiculées par les médias. Dans une optique de réinvestissement de l’activité, les élèves pourraient produire, en équipe, une vidéo à partir de leur scénario. S’il y a lieu, ils pourront s’associer avec l’enseignante ou l’enseignant du cours d’art et multimédia afin de développer leur langage cinématographique. En arts plastiques, ils pourraient trouver une façon d’illustrer leur légende pour faire une affiche de promotion de leur court-métrage. Enfin, en cours de sciences et technologie, les élèves pourraient appliquer la méthode scientifique à quelques légendes urbaines pour découvrir si elles se vérifient dans la réalité.

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