Pleurer de rire

Mieux vaut pleurer de rien que de rire de tout.
Serge Gainsbourg

Avec autant de visages que de messages, l’humour nous sourit au quotidien. Dans les médias, la publicité ou les spectacles, il se révèle parfois léger, pédagogique, militant… mais laisse rarement indifférent. Lorsque des excès sont reprochés, la liberté d’expression est souvent revendiquée. Mais comment concilier liberté d’expression et respect de l’autre? Le rire est le propre de l’homme, mais l’homme peut-il rire de tout? Pour les élèves, il s’agit de décortiquer les mécanismes de l’humour et de débattre entre eux des limites à respecter pour que tous rient sur une même fréquence.

L’enseignante ou l’enseignant présente d’abord une blague de son choix (caricature, vidéo, texte), puis il anime une activité où les élèves s’approprient un éventail de mots de vocabulaire et d’expressions (sarcasme, ironie, jeu de mots, etc.) tout en utilisant la démarche de réponse. S’ensuit un échange sur l’importance que chacun accorde à l’humour ainsi que sur les éléments qui font généralement rire. Les élèves valident leurs impressions en se prêtant à l’analyse de textes médiatiques humoristiques, sélectionnés par eux ou l’enseignante ou l’enseignant. Ils déterminent alors ce qui relie ou différencie les textes. Quels sont les mécanismes propres à l’humour? Qui en sont les destinataires?

L’analyse des textes amène les jeunes à réfléchir individuellement sur l’acceptabilité de certains types de blagues et les valeurs qu’elles véhiculent. Pour consolider leurs opinions, ils peuvent s’appuyer sur des ressources complémentaires portant notamment sur l’éthique ou la liberté d’expression. En équipe de quatre, les élèves partagent et confrontent leurs idées. Ce faisant, ils échafaudent une banque de phrases et d’arguments qu’ils devront réinvestir adéquatement à l’occasion d’un débat final, au cours duquel chaque quatuor se subdivisera en deux : les défenseurs de la liberté d’expression versus les tenants d’une certaine censure.

Sensibilisés aux notions de respect et de liberté d’expression, les élèves approfondissent la discussion dans le cours d’éthique et culture religieuse. En arts plastiques, la création d’une bande dessinée leur permet de reproduire certains mécanismes de l’humour et ainsi de réinvestir leurs acquis.

Ressources complémentaires