Prendre le temps de presser

La célèbre invention de Gutenberg (1438) a permis la reproduction fiable et rapide du message écrit. Cette première presse à système mécanique (principe à vis) a ouvert la voie à l’impression de journaux, de romans, de manuels scolaires sur des machines toujours plus sophistiquées. Aujourd’hui, en cette ère du numérique, l’imprimé se veut un moyen durable de communiquer avec autrui au fil du temps.

L’objectif de l’activité est d’amener l’élève à créer un bloc-notes fait de papier recyclé portant un sceau personnalisé imprimé à partir de machines simples provenant de la maison (presse-agrumes ou presse-ail, étau ou serres). Avant d’y parvenir, il étudie le rôle des armoiries et des logos. Il constate notamment que si les premières sont apparues au Moyen Âge et servent encore pour distinguer une famille ou une ville, les seconds sont une invention de l’époque industrielle et servent à représenter une compagnie ou son produit. L’élève est, par la suite, invité à concevoir son propre sceau (texte et image), lequel doit véhiculer des valeurs personnelles, familiales et culturelles. De plus, il fait un croquis de la presse choisie et effectue une analyse technologique de son fonctionnement. Enfin, il colle, en image inversée, le sceau fait de styromousse sur une mince plaquette de bois. L’impression sur feuilles recyclées, avec de la peinture ou de l’encre appliquée sur le sceau, se fait en insérant au préalable celui-ci entre deux autres plaquettes de bois. L’élève répète le processus jusqu’à la quantité adéquate pour la création du bloc-notes et colle les feuilles ensemble.

Les liens possibles avec d’autres disciplines sont multiples. Sur le plan technologique, l’élève se familiarise avec les diverses méthodes d’imprimerie (par exemple, le rouleau ou l’estampe). En mathématique, le concept de l’image réfléchie est abordé sous l’angle de la géométrie. En univers social, l’activité trouverait un prolongement dans l’étude des armoiries ou de la généalogie. En somme, grâce à cette activité, l’élève donne raison au dicton bien connu : « Les paroles s’envolent, mais les écrits restent. » Il prend le temps de créer une image symbolique de lui-même qui, souhaitons-le, perdurera!

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