Quand la BD devient danse

Faire une bande dessinée, c’est se souvenir.
Chris Ware

Quand la BD devient danse, tout est possible. Cette activité permet aux élèves de faire un lien inusité entre deux formes d’art. Les élèves s’inspirent de la dynamique de la bande dessinée et de ses personnages qu’ils projettent en danse, prolongeant ainsi leur plaisir. En équipe, ils créent une séquence dansée, imaginée en huit temps, afin de mettre en scène une figure qui évolue sur huit cases. En conservant une trace de ce dessin chorégraphié, ou de cette chorégraphie dessinée, les élèves immortalisent la danse qu’on dit éphémère et, ce faisant, imaginent le durable.

Les élèves s’informent d’abord sur diverses formes d’improvisation en danse et sur le rôle joué par le public ou par tout autre déclencheur. Avant de réaliser un exercice d’improvisation dansée sur un thème issu de la bande dessinée, ils prennent connaissance, entre autres, du travail d’Imprudanses, une ligue d’impro-mouvement. Ils s’intéressent également aux éléments du langage dansé de chorégraphes québécois contemporains comme Marie Chouinard ou Hélène Langevin, puis ils en font l’appréciation.

Les élèves sont ensuite invités à apporter en classe des BD de styles variés (mangas, science-fiction, jeunesse, etc.) qui mettent en scène différents types de personnages, d’ici ou d’ailleurs (Les Nombrils, Naruto, Paul, Spiderman, Astérix, etc.). En équipe, ils sélectionnent une figure qui les inspire. Ils la mettent en scène dans une histoire illustrée par des croquis, sous forme de BD de huit cases. Les actions sont ensuite chorégraphiées puis interprétées par un ou plusieurs membres de l’équipe. Finalement, les élèves exécutent la chorégraphie devant leurs pairs alors que d’autres captent la performance sur vidéo. Les élèves font un retour sur leur démarche créative et présentent à la classe la bande dessinée qu’ils ont créée.

Cette activité permet aux élèves de stimuler leur créativité et d’enrichir leurs connaissances en danse tout en revisitant une forme d’art visuel qui leur est familière, la bande dessinée. Pour rendre l’exercice plus complexe, ils peuvent se voir imposer des contraintes de création : répéter les gestes d’un personnage historique, utiliser différents types de plans, avoir recours à la musique comme seconde source d’inspiration. Ils peuvent aussi créer une nouvelle série de mouvements qui suggère l’action se déroulant entre les cases de la BD, puis en photographier l’interprétation. Un montage intégrant les photos de la danse entre les dessins pourrait être réalisé en collaboration avec le cours d’arts plastiques.

Quel art se prolonge dans l’autre? La bande dessinée ou la danse?

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